Prédateurs.

16/06/2016 09:37 par saccas-roi

J'ai connu quelques prédateurs. Le premier voulait avoir un contrôle total sur son ami, depuis sa coupe de cheveux jusqu'à ses moindres déplacements. Le deuxième était une enseignante de Yoga. Elle savait tout sur ce qui était bon pour nous et devions nous référer uniquement à son Maître. Le troisième régnait en despote absolu sur sa troupe de théâtre. Aucune critique n'était admise. Il décidait de tout changement. Avec ces personnes, il faut changer de trottoir.

Détachement.

15/06/2016 09:12 par saccas-roi

On peut imaginer une personne, qui, au vu de tout ce qui se passe dans le monde et dans sa propre vie se désinteresserait de tout cela. Il serait difficile de dire s'il s'agit d'indifférence egoïste ou de sagesse. On qualifierait plutôt cette attitude de pathologique. Ou bien, il s'agit d'un moine ou d'un ermite. Mais le monde vient toujours frapper à notre porte.

Les supporters.

14/06/2016 08:51 par saccas-roi

Ils étaient dans le métro, sur La Place Clichy, sur L'Avenue. Plus d'hommes que de femmes. Dans un état d' allégresse intense. Ils riaient ou souriaient tous, vêtus de vert et d'orange, le visage bariolé, avec des chapeaux fantasques, parfois dépenaillés. Ils m'étaient, a priori, sympathiques, mais j'avais du mal à saisir leur joie et j'étais un peu inquiet des canettes de bière qu'ils tenaient presque tous à la main. 

Indifférence.

13/06/2016 09:07 par saccas-roi

J'ai fait la curieuse expérience où pendant la représentation théâtrale, dans le local qui nous servait de loge, personne ne me regardait ni ne s'adressait à moi. J'étais un acteur, parfaitement indifférent aux autres, leur regard me traversait sans me voir. Et ce, pour une raison simple, je m'étais permis, auparavant, quelques remarques critiques à l'égard du metteur en scène. D'après l'ensemble des spectateurs, j'ai bien joué.

Compliments.

12/06/2016 10:04 par saccas-roi

Aimez-vous les compliments ? Quand ils me parviennent, je les reçois avec modération, sans m'y attarder. Ils sont la consécration normale de la satisfaction d'autrui, à l'égard de ce que je viens de produire. Mais, à moyen terme, je les considère comme une sorte de piège, me rendant dépendant d'autrui. Je suis voué à ne pas le décevoir, voire à le contenter davantage. Je m'aliène dans sa considération.

Le Match.

11/06/2016 09:28 par saccas-roi

 Nous avons gagné le match et nous en sommes très fiers, avec juste raison. Mais les adversaires semblaient partie négligeable. Tout était centré sur notre équipe. On parlait très peu des roumains, et surtout l'idée d'Europe disparaissait complètement. Elle n'était qu'un prétexte à un affrontement entre Nations. C'est la loi du sport mais c'est un peu dommage.

Don Quichotte.

10/06/2016 08:00 par saccas-roi

Ne sommes-nous pas le chevalier à la triste figure ? Ne combattons-nous pas les moulins à vent ? Ne prenons-nous pas une Dulcinée commune pour une grande dame ? Nous vivons dans notre imaginaire et dans celui collectif. Nous prenons des vessies pour des lanternes. Les gentils le sont-ils vraiment ? Et les méchants ? Nous naviguons dans une nuée.

L'Odyssée

09/06/2016 10:46 par saccas-roi

D'abord, il y a l'Illiade, c'est la jeunesse des héros, ils se battent pour la beauté, pour une femme. Les Grecs assiègent Troie. Tout est violence, ruse, désespoir. La ville tombe. Puis, les héros rentrent chez eux et ce n'est pas forcément le meilleur qui les attend. Ulysse atteint son but, il retrouve son île, sa femme, son fils, son chien. Il est las, il a vieilli.

La Grammaire.

08/06/2016 09:42 par saccas-roi

L'analyse grammaticale évoque une antique aïeule, une grand-mère du grand-autrefois. Suivre son dit permet d'écrire correctement, voire très bien. Mais psychologiquement, on ne communique pas mieux et d'un point de vue littéraire, il y a un risque de stérilisation. On ne bâtit pas éternellement le château de Versailles.

Pourquoi?

07/06/2016 09:30 par saccas-roi

Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien. Poser la question présuppose une réponse. Il faut qu'il y ait quelque chose pour la poser. L'autre question est plus coton. Pourquoi c'est comme ça et pas autrement ? Là, on peut tourner en rond. Je suis homme ou femme, de tel continent, de telle époque. J'ai tel caractère. Je n'y comprends rien.