Le supérieur.
06/06/2016 09:36 par saccas-roi
Ce qui altère profondément le rapport de pouvoir, est la non-reconnaissance de l'autre en tant qu'alter ego. On peut être sympathique, indulgent, protecteur, mais la relation est faussée dès le départ, on est le supérieur. Il est difficile, sinon impossible d'en sortir. La soumission ou le conflit, sont, en général, les issues de cet état.
Ne rien faire.
05/06/2016 10:15 par saccas-roi
On peut éprouver le besoin de ne rien dire et de ne rien faire. On se sent semblable à l'âne de Buridan. Tous les choix s'équivalent, en prenant conscience qu'on fait plus ou moins les mêmes choses et qu'on raconte toujours pareil sur les uns et les autres. Envie de se retirer ou de dormir. Mais cela n'est encore qu'un moment qui se cherche une action.
Dans la durée.
04/06/2016 11:21 par saccas-roi
Des couches de temps et d'événements qui se succèdent les uns aux autres. Je me souviens du groupe de gymnastique chinoise, dirigée par Flore. On y allait tous les mercredi, pendant deux ans. On passait la journée dans la quartier. Nous étions ravis de son enseignement. On a changé peu à peu d'opinion. Un jour, sans y penser avant, nous n'y sommes plus allés, ça faisait secte. Parfois, on en reparle. Un instant de vie.
Faux.
03/06/2016 09:59 par saccas-roi
Après m'être engueulé avec le directeur de la troupe, qui est un petit tyran et ne discute jamais, nous avons, avec les femmes, dîné dans un faux restaurant russe, sec et salé. Ces dames n'ont rien dit de l'incident. Pour elles, je suis déjà parti et ce que je peux penser ne les concernent pas. Elles adhèrent au chef et y trouvent leur compte. Pas très courageuses.
Formation et divertissement
02/06/2016 10:33 par saccas-roi
Faut-il s'adonner aux spectacles ? La réponse n'est ni oui ni non. Ils sont l'aliment précieux de notre sensibilité et de notre entendement. Ils nous forment et nous déforment en recevant les projections de l'artiste, subjectives et liées à l'époque. On se suicide parce que Werther se suicide. Drôle de divertissement ! Nous devenons le miroir des oeuvres.
Caroline.
01/06/2016 09:44 par saccas-roi
Elle me met mal à l'aise. Caroline est vêtue classiquement, la cinquantaine, sans séduction très affichée, une trace de sourire, très polie. Mais une certaine réserve froide. Elle nous donne des poèmes romantiques où la mort est omniprésente. Elle ne veut pas parler de ce qu'elle écrit et qui serait plus personnel. Elle ne nous donne que son goût mortifère.
Connaissance.
31/05/2016 08:18 par saccas-roi
Le voyage de la vie est l' expérience et l'objet de l'expérience. L'objet peut être ceci ou cela, un objet externe ou la conscience elle-même, l'essentiel est qu'il peut être connu et/ou imaginé. Le but de l'existence est la connaissance et la connaissance c'est la vie. Il n'y a que du connaître. Naître avec ? Je nais continuellement.
Réformistes.
29/05/2016 09:02 par saccas-roi
Les réformistes ne sont pas seulement des gens qui veulent améliorer en bien le cours des choses, ce sont aussi des personnes qui ont une sainte horreur de l'idée de Révolution, synonyme pour eux de chaos et de violence. Ils ne disent pas que si toute négociation peut déboucher sur un compromis, ce dernier ne pose jamais une stricte égalité entre les parties. Sans qu'on le dise, il y a toujours un gagnant et un perdant.
Bizarreries.
28/05/2016 09:35 par saccas-roi
Il y eut, autrefois, rue Chalgrin, une plaque dorée sur un immeuble, indiquant l'ambassade de Mars. Elle a disparu. Mais je pense que les martiens continuent d'atterrir tout près, Avenue Foch. Aucun commerçant, discrétion et quelques dames gentilles. Il y eut autrefois, rue Du Banquier, un immeuble avec une plaque grise, précisant qu'en ce lieu, tel jour, à telle heure, il ne s'était rien passé. Que sait-on de ces mystères ?
Quelle poésie ?
27/05/2016 08:28 par saccas-roi
Moment d'incertitude poétique. Faut-il tenter une démarche expérimentale, jusqu'à l'exigence devenue obscurité, style Mallarmé, ou vouloir la simplicité ? J'écoute quelques chansons de Brel et j'opterais pour ce second choix. Tout est beau, tout est transparent, tout est fort et souvent triste. Les complications stylistiques sont-elles une impasse ? Là est la question.