Pierre.
26/05/2016 08:58 par saccas-roi
Pierre est sérieux comme un pape et ne rigole pas avec l'écriture. Homme de bonne volonté, la pédagogie le passionne. Il donne, après sa retraite, des cours aux enfants. Mais il est impitoyable sur la grammaire et la syntaxe. Il pratique un peu la littérature et craint par dessus tout la faute dans les tournures. Un texte vaut par son respect du code. Pierre me donne le blues.
Le philosophe.
25/05/2016 08:54 par saccas-roi
Formule inexacte : vivre et philosopher. Le philosophe vit en philosophant. Il existe par les mots qui surgissent et s'articulent dans sa tête. Il construit un palais intérieur de pain d épice et même s'il était seul à l'habiter, il le dégusterait. S'il n'y a pas de sens entre nous et les choses, on se cogne et on se fait plus mal en tombant. Les belles théories adoucissent les chocs.
Cannes et politique.
24/05/2016 08:36 par saccas-roi
Cannes, c'est fini. Le cirque est passé. Il nous reste le show politique. Ces gens ressemblent aux anciens sophistes, du temps de Platon. Leur but est de tenir un discours cohérent et persuasif. Cela ressemble à la vérité mais ce n'est pas la vérité, personne ne la détient. Ce sont des démagogues. Ils flattent et emploient de grands mots, truismes et ritournelles.
Art et cinéma.
23/05/2016 09:47 par saccas-roi
J'ai vu des films d'Almodovar, de Lynch, d'Antonioni. Les trois donnaient une dure image du réel mais souveraine par leur art. Le cinéma quand il atteint des sommets, dépasse les moments de la vie qui traîne et se démène. Il révèle, dans un temps limité, ce que sont les rapports des hommes entre eux et avec le monde. Et il nous fait plaisir.
Une sagesse.
22/05/2016 09:29 par saccas-roi
Où est le nécessaire, où est le superflu ? Au terme de nos expériences, ce qui demeure est incertain. Peu d'actions sont vraiment utiles. Elles nous donnent du plaisir mais nous entraînent vers la répétition et le manque. On ne prévoit pas grand chose. La sagesse est un idéal par défaut. Tout nous manque et il ne nous manque presque rien. Vivre pour vivre. Sans peur.
Une mise en scène.
21/05/2016 09:36 par saccas-roi
Le professeur fait ce qu'il veut, avec la pièce qu'ils doivent jouer. C'est bizarre. Il prête peu attention au texte et porte tout son intérêt à ce qui a lieu entre les scènes. Les acteurs ont des masques, des chapeaux, des impers, des revues, des livres, des cigarettes, des cadres en bois, des téléphones, font des selfies et ils doivent tout manipuler. Ils pourraient ainsi jouer n'importe quoi, en rapport avec les objets.
Le Soleil.
20/05/2016 09:22 par saccas-roi
Il est omniprésent, même quand la lune est là. Il brille à la surface et rend sombres les peaux. C'est un cercle presque parfait, car le monde n'est pas un traité de géométrie. Le char d'Apollon accomplit sa course. Mais il pleut et le ciel est bas. Dans le désert, les Egyptiens l'adoraient. Il fut même Pharaon dans sa ville. Et le soleil ne vivant qu'en soi, comme un premier moteur, il ne s'unira qu'avec son propre sang, sa soeur. On le renversa.
La dentiste.
19/05/2016 09:23 par saccas-roi
Dans cet établissement, on soigne les dents des pauvres. Il y a beaucoup d'étrangers. La praticienne est ponctuelle, c'est une grande femme un peu voûtée. Elle ne serre pas la main mais sa voix est très douce. Elle est protégée par son masque et ses gants. Elle explique tout ce qu'elle fait durant presque une heure. Elle remercie chaque fois qu'on ouvre bien la bouche. Une femme timide, impeccable dans son travail.
Téléphonie mobile
18/05/2016 09:02 par saccas-roi
Impossible de joindre correctement les services de cette téléphonie mobile. Ce ne sont que des robots qui vous posent des questions auxquelles je ne puis pas répondre. Ils interrompent la communication. Sur l'espace clent, ce n'est pas mieux, horrible ! La folie inhumaine et bureaucratique, pas même intelligente. Dans les boutiques, les vendeurs ne servent, souvent à rien. Tous veulent qu'on achète.
Pentecôte.
17/05/2016 11:08 par saccas-roi
Les rues ne sont pas entièrement vides. Des gens vont quelque part. Je me demande où. Le silence règne. Il fait un temps mitigé. On promène les bébés. Beaucoup de commerces sont fermés. Je bois un café, chez les Portugais, en face de la poste. Les squares accueillent quelques familles. Je contemple la verdure et les immeubles anciens? Qui parle toutes les langues ?