Défenses.

22/03/2016 08:49 par saccas-roi

La profession, à quelque degré que l'on se situe dans la hiérarchie, donne un code et une protection. Tout doit fonctionner, plus ou moins bien, selon des règles établies. En dehors de ce cadre, y compris dans la famille actuelle, ces obligations s'estompent ou disparaissent. Chacun se trouve livré à l'aléa de la relation ou de la situation, comme dans un jeu de dés. Tout et son contraire peuvent survenir, dans un ensemble à peu près légal. 

Revanche.

21/03/2016 08:39 par saccas-roi

Comme s'il y avait une revanche à prendre. Comme s'il y avait quelqu'un avec qui tu ne t'es pas battu au bon moment. Comme si tu étais Jacob en quête de la lutte avec l'ange. Comme si tu demandais des comptes à l'autre. Alors, tu cherches celui que tu frapperas d'un mot, celui qui te donnera ta valeur. Après, seras-tu apaisé ?

Un dîner amical.

20/03/2016 08:56 par saccas-roi

Un dîner entre membres d'un même groupe associatif. On se connait plus ou moins, par le passé ou par affinités. La discussion est alerte, les confidences intimes se libèrent. Le vin circule sans excès. Puis vient le moment de la note. Tout se gâte. Certains comptent avec force ce qu'ils ont consommé et craignent de donner plus. Le temps passe, nous ne sommes pas loin du pugilat verbal. On refait soigneusement l'addition.

Une femme délicate.

19/03/2016 09:54 par saccas-roi

La minstre de la Fonction Publique nous explique avec tact et pédagogie, que les fonctionnaires, par leur travail et leur dévouement, gagneront entre dix et vingt centimes de plus, par mois, en moyenne. On peut donner pareil aux pauvres dans la rue. Les syndicats sont restés collés de surprise, sur leurs chaises. Ils ont remercié et dit qu'ils reviendraient.

Recommencer.

18/03/2016 09:10 par saccas-roi

Si je recommençais ma vie, je ne referais rien de ce que j'ai accompli. C'est une hypothèse. J'ai perdu beaucoup de temps en répétitions inutiles. Les sentiments sont forts et encombrent les oeuvres documentaires ou artistiques. J'ai connu la banalité et les mauvaises fins, amoureuses, familiales et professionnelles. Je connais les moments heureux. J'ai toute la panoplie et je la remets dans la boîte.

Inconsistance.

17/03/2016 10:36 par saccas-roi

Prenons une personne travaillant dans la communication artistique. Je lui téléphone x fois, afin de participer à son groupe. Impossible de la joindre, je laisse des explications sur son répondeur. Elle finit par me laisser un message de refus : manque de place actuel, me joindra dès que possible. Les semaines passent, je retéléphone, la dérangeant. Elle me fixe un rdv le 5 mars. Pas de séance prévue. J'y vais le 12. Personne, sans explication. Beau cas de figure sur le communicant qui annule l'autre.

La Mode.

16/03/2016 08:30 par saccas-roi

 De longues jeunes femmes, très maigres, défilent sur un drôle de pas où l'imaginaire, parfois saugrenu, se donne libre cours. Ce spectacle, décoratif mais non artistique, à part ses retombées financières et people bien délimitées, ne sert à rien, ne me divertit pas et les créateurs m'apparaissent comme des acteurs comiques, du genre Marx Brothers.

La Folie.

15/03/2016 08:06 par saccas-roi

Les spécialistes comme les profanes méconnaissent souvent ce qu'est la folie. Ils la prennent comme une entité absolue. Un fou est absolument fou. Non. C'est un être vivant qui peut délirer à longueur de journée mais s'adapter à un environnement comme tout organisme. Il peut être irresponsable parce qu'il n'aurait pu agir autrement même en sachant ce qu'il fait. Je suppose qu'un malade mental en prison, très médicamenté, peut, dans le temps, devenir asilaire et se débiliser.

Les Plombiers.

14/03/2016 11:03 par saccas-roi

Ils décrivent les faits comme s'il s'agissait des déficiences d'une machine. Ce sont les artisans de la politique. Ils proposent des réparations : anciennes, nouvelles et surtout empruntées à d'autres. On sent qu'ils sont dépassés par par la complexité de cette pseudo-machine, en fait un être vivant. Ils commettent un contre-sens et jamais un plombier ne réparera la grosse bête pas si bête et qui s'agite.

Police.

13/03/2016 09:17 par saccas-roi

Nous aimons beaucoup les séries policières, les romans policiers, les films et les jeux vidéos où l'on canarde. Notre appétance pour la violence est évidente. Nous aimons voir des gens tués. Mais nous avons peur voire horreur des morts réelles. C'est la grande différence avec le sexe où nous aimons la représentation et sa réalisation. Nous pourrions nous poser des questions.