Madame Anderson.
25/01/2016 09:06 par saccas-roi
J'ai vu Paméla Anderson, actrice américaine, à la télévision. Elle défendait le sort des oies gavées. Les bergers du bétail humain en rigolèrent comme des bêtes. Parfois, les têtes de lard deviennent des pourceaux en errance. Les défenseurs du gavage aiment à être gavés. Et les femmes sexy ne doivent pas donner de leçons. Elles doivent maigrir et défiler sur les podiums en soie. La bouffe en soi.
Du populisme.
24/01/2016 10:33 par saccas-roi
Nous en sommes gavés. Le populisme est comme une émission de télé-réalité où les concurrents ont un langage direct, familier, parfois grossier pour des affirmations peu élaborées et pas humanistes et faisant plaisir aux bas côtés. N'étant ni beaux ni laids, on peut s'identifier à eux et mal vieillir. Le pays devient un café du commerce où on lance des flêchettes emposonnées, en tapant sur le comptoir.​
Naissance et mort.
23/01/2016 08:44 par saccas-roi
Dans l'entre-monde, les âmes en passe de se réincarner, se tâtent avant le grand saut. Il y a peu, la situation des bébés en France était enviable ; avec les aides, ils avaient des tas de bonbons et de jouets. Maintenant, c'est ceinture précoce. Ils attendent un moment plus favorable mais doivent accepter l'arrivée plus nombreuse de désincarnés.​
Un homme d'avenir.
22/01/2016 08:56 par saccas-roi
C'est un ministre qui joue les modestes. Très propre sur lui et poli, poussant l'audace à ôter sa cravate de dessous son costume gris, jeune parmi les jeunes. Il n'hésite pas à traverser la France en autocar pour économiser. Audacieux dans sa pensée, il va jusqu'à dire que l'innovateur est plus courageux que le répétiteur. Bravo l'artiste !
Répétition politique.
21/01/2016 09:18 par saccas-roi
Il y avait autrefois un régime paternaliste dirigé par un vieil homme. Les conditions étaient terribles mais il avait imaginé qu'il pouvait, au moins, supprimer les conflits patrons-employés. Ils devaient tous s'unir solidairement sous l'oeil bienveillant du vieillard. Tout cela n'était que pimprenelle et ne dura que le temps d'une guerre.
Les amours mortes.
20/01/2016 09:03 par saccas-roi
Evitez, si vous pouvez, de revivre en rêve, les amours disparues. L'affect qu'on a poussé du pied revient, nous envahit en nous entraînant sur le scénic railway. Ce sont montagnes de délices, de regrets et remords. Il faut alors veiller sur une vie qu'on a pas voulu, toujours présente et qui réclame son droit par une douce torture.​
Guignol.
19/01/2016 08:19 par saccas-roi
Nous sommes des enfants, avec la chance ou la malchance, d'assister tous les jours à des séances de Guignol. Sur nos bancs, nous crions et tapons des mains. Ce théâtre est un lieu magique et protégé. Dehors, les fauves sont entrés dans Paris et des tribus barbares ont dévoré les oiseaux. Tout cela nous berce mais c'est un médicament homéopathique, certains n'y sont pas sensibles.
L'Humanité.
18/01/2016 08:53 par saccas-roi
Si une guerre est une guerre, il faut la faire ou pas. Les responsables du pouvoir décident du genre de guerre qu'ils font. Actuellement, on évite les victimes militaires au maximum mais pas celles civiles dans tous les pays concernés. On gagne et on perd. Les règles de ce jeu-là, nous n'en sommes pas informés. L' Humanité est impuissante. Elle n'existe pas comme Volonté globale.​
Gigi.
17/01/2016 09:43 par saccas-roi
J'aime assister à toutes les cérémonies de mariages et d'enterrements des stars et des rois. Pour Elvis, je représentais le fan-club de mon quartier. Pour Bowie, je présenterai mes regrets. Gigi est toujours à mes côtés. Elle me rassure et me console. J'apprécie beaucoup sa veste de vison et sa BMW. Elle est la secrétaire rêvée pour un détective privée en errance.
Le rustique littéraire.
16/01/2016 09:17 par saccas-roi
Quand j'étais l'amant de Lady Chatterley et je portais mon uniforme de garde-chasse, à savoir ma veste de velours verte, mon futal de treillis vert et mes bottes vertes, j'obtenais un franc succès dans​ les émissions littéraires. Je racontais mes galipettes en Sologne avec la dame et les vieux académiciens affables et les écrivaines blondes érotiques s'esbaudissaient.