Le plaisir impossible.

01/12/2015 08:54 par saccas-roi

Je vous récite la même fable : une jolie femme, employée des transports en commun est prête à quelque câlin mais constatant que le billet de mon fils n'est pas composté, elle dresse procès-verbal, je rétorque, elle persiste. La Loi l'empêche de m'aimer. Mon fils est agaçant, il m'ôte le plaisir de la bouche. Il n'est pas le seul, tout le monde s'y met. Je dois être stoïque.​

Babel.

30/11/2015 10:47 par saccas-roi

Nous grimpons une par une les marches de Babel. Nous ne comprenons pas les mots de ceux qu'on croise. Parfois, on se bouscule. Des prisonniers du haut de la tout tombent​. On se donne la main pour échapper au pire. Babel est bien droite, pas comme la Tour de Pise. Heureusement, JOHNNY chante toujours.

Tableau familial.

29/11/2015 10:26 par saccas-roi

Le Père et la Mère se sentent usés par le cours des choses. Ils n'ont plus envie de se baisser. Ils se ramassent. Le Fils, le samedi, monte au filet, avant de retourner au cabinet, manipuler la Phynance. La Belle-Fille a le regard tourné. Le Petit-Fils joue à la Bataille et gagne. La Petite dort encore dans son berceau en bois de rose.​

Une femme maigre

28/11/2015 13:45 par saccas-roi

Je suis allé dans la librairie et tu n'y es plus. J'y étais chaque vendredi, après le turbin. A la caisse, tu me regardais droit dans les yeux. Les tiens étaient très bleus sur ton corps très maigre. Après les enfants, souvent on grossit, l'âge aidant. Des policiers très seuls, en bandes organisées, veillent au grain rue Quincampoix. Ton absence est absorbée par ma raison. Le RER est en chantier. Désenchanté.

Départs.

27/11/2015 09:42 par saccas-roi

Un grand Patron, très courtois me reçoit dans son bureau semi-obscur. Il quitte ce lieu, les loyers explosent, et s'installe ailleurs. Je le regrette, ayant déjà vu partir mon dentiste, ma psychanalyste, mon généraliste, un praticien hospitalier. J'ai vu aussi d'autres départs, plus dramatiques. Heureusement, une nouvelle adresse n'est pas la mer à boire. Toi, je ne te retrouve que dans mes rêves. Les vieux amis, où sont-ils ?

Pourquoi ?

26/11/2015 11:05 par saccas-roi

Il y a les Turcs, les Turkmènes, les Chrétiens, les yazidis, les Syriens, les Kurdes, les Jihadistes, les Bédouins, les Saoudiens, les Jordaniens, Les Russes, les Américains, les Français et tous les Occidentaux. Et d'autres encore ! Ils se tuent, ils souffrent, ils n'en sortent pas. Il y a les médias qui commentent. Nous voyons, entendons, parlons. Nous comprenons sans comprendre ni agir efficacement. Pourquoi est-ce ainsi que les hommes vivent ? Et leur tristesse, de près, les accompagne.

Un monde enchanté.

25/11/2015 09:27 par saccas-roi

Ce ne sont pas des paquerettes qui me viennent à la bouche. Ce n'est pas l'oiseau bleu que je vois voler au dessus de sa cage. Ce n'est pas le Grand Meaulnes qui me rencontre au carrefour d'une foret. Et la caravelle d'or s'est perdue en mer avec ses trésors. Dans une boutique dorment ces merveilles, peut-être à Brighton dans le parc d'attractions. Mon royaume pour une barbe à papa !​

Le plus simple.

24/11/2015 08:57 par saccas-roi

L'existence la plus simple consiste à ne rien faire et à errer de circonstance en occasion. Il y a un commencement mais le but n'est pas fixé. Le bonheur est rarement dans les mots, souvent dans le pré. L'événement tranche de tout. Bénis sont ceux qui vont à pied. On mange ce qu'on trouve, on dort où on peut et on aime tant que ça dure. Et que tout passe, tout advienne !​

Origine et horizon.

23/11/2015 09:51 par saccas-roi

Les spécialistes causent toujours de la situation mondiale mais ce qu'ils disent se réduit à peu. Ils constatent des effets, des causes immédiates mais ne se penchent pas sur les causes premières. On pointe le Salafisme, la radicalisation, les banlieues, etc. Il manque une explication en profondeur et une vision globale. Les lendemains ne chantent plus que des refrains pour danser.​

Jeu de billes.

22/11/2015 10:44 par saccas-roi

On joue tous les jours. On gagne ou on perd ou on touche un centime. Le casino du désir ouvre sept jours sur sept. Par le jeu, en fin de course, on perd plus qu'on ne gagne. Qui perd gagne ? Cette idée est jouable. Chaque perte ouvre une nouvelle partie avec d'autres partenaires. C'est mieux que d'être seul dans la cour de l'école, si personne ne veut débuter une partie de billes.​