Une crapule triste.

01/11/2015 09:26 par saccas-roi

Relecture d'un vieux roman. Monsieur Ripois et la Némesis, de Louis Hémon. L'histoire de la déchéance d'un salaud médiocre, sans coeur à l'égard des autres, surtout des femmes. Pourri mais pas très intelligent, il descend progressivement l'échelle sociale. Cela dit, même une crapule a des nerfs, il s'effondre ou il tient, s'adapte et survit. A sa façon, il est courageux, comme tout être vivant.

Les impôts.

31/10/2015 09:28 par saccas-roi

Finir sur une roue devant le peuple assemblé, être écartelé par quatre chevaux blancs, être vidé de son sang, écorché vif. Le mieux, c'est de payer des impôts. Le supplice est mensuel, comme les règles, avec des flux abondants. Cela fait mal au ventre. Certains vomissent ou défaillent d'une thrombose du coroner. Des pluies de taxes locales visent les vieux frêles.

vacances finies.

30/10/2015 14:40 par saccas-roi

C'est une petite ville du Pas-DE-Calais. Il y a de nombreux hôpitaux, une plage à l'infini et beaucoup de phoques dans la baie. Les restaurants sont bons mais assez chers. Le cinéma est formidable ainsi que la médiathèque. Les gens vous disent bonjour dans la rue. Ce sont des personnes ancrées dans une vie concrète et parfois se dégage une impression de lourdeur normale qui pèse. Le ciel est souvent bas mais la lumière très belle.

Le roi perdu.

19/10/2015 05:55 par saccas-roi

Claudine nous décrit l'incinération de la mère de Martin. Il se tient droit devant le crématorium du Mont-Valérien et domine le paysage. Il ne dit rien. Son père est derrière, humble. Claudine, un de ses fils, sa belle-soeur arrivent. Il les salue à peine. Son petit ami n'est pas venu, à cause des autres. Martin est dans la posture tragique du roi qui a perdu son cheval. Il s'enfonce dans l'obscur et ses rêves de grandeur. J'ai de l'affection pour lui mais j'ai perdu le fil de son errance.

Razzia au musée.

18/10/2015 09:35 par saccas-roi

 lI passe  le portail et ça sonne. Il a toujours de la ferraille sur lui. Le préposé est ferme et poli. Il se dirige aussitôt vers la boutique. Aucune envie de voir de vrais tableaux. Désir de reproductions : un cahier, des carnets, des cartes postales, un livre soldé. Beaucoup de fric claqué. La semaine prochaine, j'irai dans le magasin du PSG. J'achéterai des photos de crampons.

Les docteurs

17/10/2015 10:35 par saccas-roi

 Ô combien de fois les docteurs ont tâté la paroi en cherchant des signes ! Et ils ont ouvert et ils ont fermé. Ils ont affirmé ceci et ils ont affirmé cela. Aimablement certes mais le patient devenait impatient et s'interrogeait. La parole opère moins aisément que le bistouri. Les secrets sont gardés et le profane livré à sa condition de non-savant.

La bibliothèque.

16/10/2015 09:18 par saccas-roi

 A la bibliothèque, on s'endort dans le confort des banquettes. Je sombre souvent en lisant un quotidien. Parfois, j'ai la force de consulter un livre ou d'écrire. Le bibliothécaire de service fait silence à son bureau. Le mercredi, les enfants écoutent des contes, en rond. L'ascenseur et les toilettes fonctionnent. Je n'empreinte plus de bouquins. J'en ai des tas.

Petit restaurant.

15/10/2015 09:17 par saccas-roi

Dans les restaurants des presque-pauvres, se récupère la sagesse de l'être. Les omelettes sont complètes et la salade vraiment mixte. Les tartes maison naissent et meurent béatifiquement dans nos ventres. La carafe rouge est saine et l'eau du robinet est de bon goût. Serveurs et serveuses, conformes à la bonne nature humaine, simples et à l'écoute.

Atelier d'écriture.

14/10/2015 09:55 par saccas-roi

Les participants à l'atelier d'écriture sont comme les mouches du coche, ils passent leur temps à s'envoyer des textes, personnels ou collectifs. L'ordinateur ne cesse de fonctionner. Les e-mails pleuvent comme une nuée de textes, les pièces jointes s'ouvrent ou pas. Tout cela pour un résultat mitigé mais il faut bien que la pulsion d'écrire se libère !

Addictions.

13/10/2015 09:13 par saccas-roi


On parle toujours des addicts du sexe. On les condamne et/ou on les envie. C'est le dieu Taureau, honni mais dieu quand même. Inversement, on méprise les obsédés de la défécation qui squattent les toilettes. Ce sont d'obscurs malades. Mais en refusant de les prendre en compte, ils nous forcent à patienter devant la porte. Eux, nous aiment-ils ?