Mireille
31/08/2015 09:12 par saccas-roi
En faisant le tour d'un lac du bois de Boulogne, nous croisons Mireille qui durant quelques années, a fait partie de la même association que nous. Les rapports avec elle étaient bons mais elle ne supportait pas le moindre inconvénient, elle est donc partie. Elle a beaucoup vieilli et ne nous voit pas. Son visage s'est creusé et elle marche en regardant le sol. J'en conclus que si elle n'est pas malade, elle est tombée du côté où elle penchait. Il ne faut pas se perdre de vue.
visions artistiques
30/08/2015 09:06 par saccas-roi
J'ai vu Amnésia de Barbet-schroeder. Un film exemplaire où l'amour est montré tel qu'il est, en dehors de l'âge et de l'histoire des partenaires. Il est pur, sans agitation inutile et au delà des avatars temporels. Les acteurs sont exemplaires. La réalisation, froide et ultra-sensible. Quant à Houellebecq, dans l'émission de Ruquier, il est agnostique comme tout le monde et cultive l'Apocalypse comme beaucoup. Cette vision n'apporte qu'à ceux qui en ont besoin.
vers les essences
29/08/2015 08:51 par saccas-roi
Maintenant, on sait beaucoup de choses. On ne tourne pas en rond, on se déplace en spirale. Ce que nous avons en tête est la montée et la contemplation des essences, ce qui dépasse peut-être le langage, à savoir la fusion avec le soi, l'accueil de la Mère universelle, la contemplation du Beau. Des désirs connus mais non réalisés.
le réel avance
28/08/2015 08:50 par saccas-roi
J'ai dit à la dame que c'était comme ça, qu'il y avait le Bien et le Mal, le Haut et le Bas. J'ai évoqué l'ange et le loup-garou et les changements liés au temps. Je cherche toujours le chemin et l'exaltation ressentie à dix-neuf ans dans une situation de gratuité quasi-totale.
back
27/08/2015 10:08 par saccas-roi
Les événements se sont déroulés. J'ai dit que cette ville était belle mais que la beauté ne donne qu'elle-même. J'ai dit aussi que la vie dans ce pays était très chère mais j'ai rajouté, en goûtant un bon vin, que les gens étaient aimables dans leur ensemble. Je vous le dis : les bagages sont toujours trop lourds.
on s'endort.
18/08/2015 08:10 par saccas-roi
Cette femme lui voulait du bien. Il se demandait pourquoi, elle n'était pas exactement son genre, comme une appartenance à l'Enseignement puisqu'elle portait des lunettes. Remarque idiote mais qui vient comme ça. Son mari et sa famille étaient présents en bienveillance. Ils se trouvèrent tous les deux, buvant chacun une bonne bouteille. Avant la seconde, il s'endormit. A son réveil elle avait disparu. Hélas !
retour
17/08/2015 15:38 par saccas-roi
Je retourne, je rentre, je repars. Je me suis retrouvé comme un bébé au dessus d'une énorme étendue marine. Ailleurs, je ne me souvenais plus de rien et ma mère n'était pas contente. A force de vouloir tout reconstituer, on finit par tout perdre, il faut recommencer autrement. Je vais en Suisse.
partir
18/07/2015 07:55 par saccas-roi
Il partira. Il sait où. Il sait, globalement, ce qu'il fera mais il sait aussi ce à quoi il pensera. Mais il est bon de partir. Rester ouvert aux impressions, aux actes qui peuvent surgir. La méditation, si imparfaite soit-elle, est le même horizon que celui de la mer, toujours changeant.
complicité silencieuse
17/07/2015 08:23 par saccas-roi
La psychanaliste lui a offert un verre d'eau. Il a longuement parlé de sa relation avec son petit-fils, au jardin d'acclimatation. Un rapport paisible, sans exhibition d'affect ni caprice, ajoutant que dans le cabinet de l'analyste, il y avait aussi cette présence tranquille, sans demande superfétatoire. Il a compris que sa vision du monde n'intéressait personne et qu'aucune coception, si elle ne débouche pas sur une application pratique, n'est entendue. Alors, taisons-nous et jouons à parler au mieux.
Croisée des destins
16/07/2015 08:36 par saccas-roi
Self-Made, un fim israelien, visible à Paris. Une oeuvre littéralement kafkaienne. Il n'ya pas plus de psychologie que de beurre en motte dans le désert de Galilée. Une artiste juive post-moderne devient une palestinienne un peu étrange et vice-versa et nul ne sait où il va car le destin est une autre scène. La palestinienne revient à son usine du point de départ et l'artiste porte une bombe. Elles montent et descendent l'escalier mécanique de l'usine. Avoir des enfants est un désir et Dieu n'a jamais demandé à l'homme d'être intelligent. La destinée fouette le cocher, Job est satisfait.